
Comprendre, pas faire taire
Quand on cesse de vouloir éteindre un comportement pour chercher ce qu'il dit, la relation remplace le contrôle et la sécurité remplace la lutte. C'est plus lent, et c'est ce qui tient dans le temps.
Psychopédagogue — Béziers
Référente de parcours et accompagnements éducatifs
J'accompagne les enfants, les adolescents et les adultes dont la communication, les apprentissages, l'autonomie ou les fonctions cognitives sont fragilisés par un trouble du neurodéveloppement, un handicap, une maladie ou un accident de la vie.
Un regard qui fuit, un corps qui s'agite, une crise qui déborde : ce n'est pas un caprice, c'est un langage qu'on n'a pas encore appris à comprendre. Mon travail commence là — comprendre avant de corriger, et donner à l'enfant des outils pour exister dans un monde qui ne parle pas toujours sa langue.

Quand on cesse de vouloir éteindre un comportement pour chercher ce qu'il dit, la relation remplace le contrôle et la sécurité remplace la lutte. C'est plus lent, et c'est ce qui tient dans le temps.

La gestion des comportements défis s'appuie sur l'analyse du comportement — l'approche ABA. Une méthode ne suffit pourtant jamais seule : il y faut de l'écoute, de la patience et un peu d'humilité.

L'autisme n'est pas un manque. C'est une autre façon de percevoir, de ressentir et d'interagir avec le monde. Changer de regard, c'est déjà accompagner.
Lumières, projections, textures, matières à toucher. Avant d'apprendre quoi que ce soit, un enfant a besoin d'être disponible — et pour beaucoup, cela commence par un environnement qui ne les agresse pas.
Chaque accompagnement se construit à partir de l'enfant et de sa famille, jamais d'un protocole appliqué à l'identique. Voici les outils dont je dispose.
Signes, PECS, tableaux de langage assisté. Pour les enfants non oralisants ou dont la parole ne suffit pas à se faire comprendre — parce que ne pas parler ne veut pas dire ne pas comprendre.
Analyse des situations qui débordent, recherche de la fonction du comportement, mise en place d'alternatives. En séance, à la maison, et en lien avec les autres adultes de l'entourage.
Réintégration des réflexes archaïques restés actifs, qui peuvent gêner la posture, l'attention et les apprentissages bien après la petite enfance.
Travail de la sphère orale et faciale : posture de langue, respiration, déglutition, tonicité. Elle soutient l'alimentation comme la parole.
Outils de régulation et de motivation, création de supports personnalisés, collaboration avec les enseignants. Parce qu'un élève disponible est un élève qui apprend.
Quand plusieurs personnes accompagnent un enfant, il est parfois difficile pour une famille de savoir qui fait quoi. Je propose d’être un fil conducteur autour de l’enfant et de sa famille : entretiens réguliers, plan d’accompagnement aux objectifs concrets, et lien — avec votre accord — entre les parents, l’école, les professionnels et les structures.
Mise en place de routines qui tiennent, accompagnement des parents et des aidants, guidance au quotidien — sans jugement sur ce qui a déjà été essayé.
Maintenir les fonctions exécutives, la mémoire, un niveau scolaire quand il y en a un, et proposer des activités éducatives, pédagogiques ou simplement ludiques. Cet accompagnement se fait à domicile : mon cabinet est en sous-sol, accessible uniquement par un escalier.
Apprendre à entrer en relation, décoder l'implicite, gérer un désaccord — en petit groupe, jusqu'au collège. Les groupes d'habiletés sociales font partie des recommandations de la Haute Autorité de Santé.
Des séances de groupe centrées sur la communication : vocabulaire fonctionnel, tour de parole, compréhension, supports visuels. Ce qui se travaille à plusieurs ne se travaille pas seul.
Un point complet sur la sphère cognitive, éducative, comportementale et émotionnelle, sur les apprentissages, et sur les fonctions exécutives : mémoire de travail, inhibition, concentration, flexibilité. C'est de là que part l'accompagnement.
Je vous aide à constituer un dossier clair et complet, afin que les besoins et le quotidien de la personne soient décrits le plus précisément possible. Un dossier bien construit peut faire la différence dans l’évaluation des besoins et des aides accordées.
Création d'outils sur mesure, location et vente de matériel spécialisé : ce qui fonctionne en séance doit pouvoir fonctionner à la maison et en classe.
Communiquer autrement
Avant de chercher à faire parler un enfant, donnons-lui les moyens de communiquer.
La Communication Alternative et Améliorée est au cœur de ma pratique. Communiquer, ce n’est pas uniquement prononcer des mots. C’est pouvoir demander, refuser, choisir, raconter, partager une émotion, poser une question, entrer en relation… et être entendu.
Lorsqu’un enfant ne parle pas, parle peu, ou que sa parole ne lui permet pas d’exprimer tout ce qu’il souhaite, je recherche avec lui le moyen de communication qui lui correspond.
Selon ses besoins, ses capacités et son environnement :
Quand je m’oriente vers un outil numérique, je privilégie des systèmes robustes et personnalisables, capables d’évoluer avec l’enfant. Le vocabulaire, l’organisation et les accès s’adaptent progressivement aux situations qu’il rencontre réellement dans son quotidien.
Mettre un outil entre les mains d’un enfant ne suffit pas. Les parents occupent donc une place essentielle : je leur montre comment utiliser et modéliser la CAA afin qu’elle trouve progressivement sa place dans les jeux, les repas, les sorties, l’école et tous les petits moments de la vie.
Lorsque cela est possible, le travail est aussi partagé avec les autres personnes qui entourent l’enfant, afin qu’il retrouve le même langage et les mêmes possibilités de communication dans ses différents lieux de vie.
Aucun prérequis n’est nécessaire pour accéder à la CAA.
Je souhaite voir la CAA s’implanter dans le Biterrois, dans les écoles et partout où vivent ces enfants. Je reste disponible pour accompagner sa mise en place ou assurer une formation auprès des équipes qui en ont besoin.
Gardienne des maux, passeuse vers les mots.
Un espace pensé pour les sens
Certains enfants ont besoin de bouger pour se rendre disponibles. D’autres ont besoin de ralentir, de diminuer les stimulations ou de retrouver des sensations qui les sécurisent.
Le cabinet dispose de différents matériels permettant d’adapter l’environnement aux particularités sensorielles de l’enfant : matériel vestibulaire et proprioceptif, textures, supports visuels, matériel de motricité et différents outils de régulation.
Dans ma pratique, ces principes viennent s’intégrer à une approche globale de l’enfant : observer, comprendre, ajuster — lui permettre d’être disponible, en sécurité, et acteur de ce qui lui est proposé, selon l’approche snoezelen.
Ce travail rejoint celui que je mène autour du système nerveux : co-régulation et autorégulation, pour qu’un enfant débordé retrouve un état où il peut de nouveau apprendre et entrer en relation.
Communiquer, maintenir ses capacités et favoriser l’autonomie
Les besoins d’accompagnement, de communication et de stimulation cognitive ne s’arrêtent pas à l’enfance.
J’accompagne également les adultes et les personnes âgées présentant une déficience intellectuelle, un handicap, des difficultés de communication, ou dont les capacités ont été fragilisées au cours de la vie par une maladie, un AVC ou une lésion cérébrale.
L’accompagnement est individualisé en fonction des capacités, des besoins, du mode de communication et du quotidien de chaque personne.
Une personne présentant une déficience intellectuelle peut rencontrer des difficultés pour comprendre certaines informations, exprimer ses besoins, faire des choix, se repérer dans son quotidien ou acquérir et maintenir certaines compétences.
L’accompagnement peut permettre de travailler autour de :
L’objectif est de partir des capacités de la personne et de lui proposer des outils concrets qui favorisent sa participation, son autonomie et sa qualité de vie.
Lorsqu’une personne ne parle pas, parle peu ou que sa parole ne lui permet pas d’exprimer tout ce qu’elle souhaite, la Communication Alternative et Améliorée (CAA) peut lui offrir d’autres moyens de communiquer.
Cela peut concerner une personne présentant une déficience intellectuelle, un polyhandicap, des troubles importants de la communication, ou encore une personne ayant perdu tout ou partie de ses capacités de communication à la suite d’un AVC, d’une lésion cérébrale ou d’une maladie.
Selon les capacités et les besoins de la personne, différents moyens peuvent être explorés : pictogrammes, supports visuels, tableaux de communication, outils numériques, logiciels de CAA et différents modes d’accès.
Lorsque les capacités motrices ne permettent pas une utilisation classique de l’outil, des solutions d’accès adaptées, notamment la commande oculaire, peuvent également être envisagées en lien avec les professionnels compétents.
Pouvoir dire « oui », « non », « j’ai mal », « je veux », « je ne veux pas », choisir, demander, refuser, raconter ou participer à une conversation, c’est pouvoir continuer à être acteur de sa propre vie.
Chez l’adulte comme chez la personne âgée, l’accompagnement peut également viser à solliciter et à maintenir les capacités existantes :
Les activités sont adaptées au niveau de compréhension, aux possibilités, aux centres d’intérêt et au rythme de chacun.
Il ne s’agit pas de rechercher la performance, mais de valoriser les capacités présentes, maintenir les acquis et favoriser autant que possible l’autonomie et la participation au quotidien.
Après un AVC, une lésion cérébrale ou face à certaines maladies évolutives, la personne peut rencontrer de nouvelles difficultés de communication, d’organisation, d’attention ou d’autonomie.
L’accompagnement peut alors porter sur l’adaptation du quotidien, la stimulation des capacités préservées et la recherche de moyens permettant à la personne de continuer à communiquer et à faire des choix.
Cet accompagnement intervient en complément des professionnels médicaux et paramédicaux et ne se substitue pas aux soins ou aux rééducations nécessaires.
La communication et l’autonomie se construisent aussi avec l’entourage.
J’accompagne les familles et les aidants dans la compréhension et l’utilisation des outils mis en place afin qu’ils puissent être utilisés dans la vie réelle : à la maison, pendant les repas, les soins, les loisirs, les déplacements ou les moments passés en famille.
Parce qu’un outil de communication n’a de sens que s’il permet à la personne d’être entendue, comprise et respectée dans ses choix.
Lorsque les déplacements sont difficiles ou lorsque travailler dans l’environnement quotidien est plus pertinent, les séances peuvent être réalisées à domicile.
Cela permet d’adapter directement les outils aux habitudes, aux besoins et à l’environnement réel de la personne.
Chaque personne communique différemment. Chaque accompagnement doit donc l’être aussi.
Un premier échange permet de faire le point sur les besoins, les capacités, les outils déjà utilisés et les attentes de la personne et de son entourage.
Je ne reçois pas seulement en cabinet : je me déplace. Pour certaines familles c'est plus simple, pour d'autres c'est la seule solution — et pour l'enfant, travailler dans son propre environnement change souvent beaucoup de choses.
Un espace pensé pour les sens, avec le matériel sous la main. Le cabinet est en sous-sol : on ouvre la porte sur un escalier qui y plonge, sans rampe. Il n’est donc pas accessible en fauteuil ni aux personnes à mobilité réduite. Je ne suis pas propriétaire des lieux et ne peux pas faire ces travaux — c’est pourquoi certains accompagnements se font uniquement à domicile.
Séances au domicile, dans l'environnement réel de l'enfant — celui où les routines se jouent vraiment. Des frais de déplacement s'ajoutent alors au tarif de la séance.
Les familles qui disposent de la PCH peuvent m'employer directement à domicile — c'est déjà le cas pour plusieurs d'entre elles. L'intervention peut aussi passer par le CESU.
Ce qui se joue en séance ne vaut que si cela tient le reste de la semaine. J'accompagne aussi les parents et les aidants : c'est avec eux que l'essentiel se passe.
Moi aussi, j'ai été cet enfant qu'on n'écoute pas vraiment. Cet enfant qu'on n'entend pas.
Depuis mes débuts dans l'éducatif, j'ai souvent accompagné des enfants mutiques ou non oralisants. Longtemps je me suis demandé pourquoi ces enfants croisaient si souvent mon chemin. C'était parfois déstabilisant : je me sentais impuissante. Mais je les comprenais toujours, et ils me faisaient confiance.
Pour pouvoir leur venir en aide le plus efficacement possible, je me suis formée. Longtemps, encore et toujours. Puis un jour j'ai compris pourquoi ce chemin était le mien.
Aujourd'hui j'accompagne les enfants pour qui le langage et la communication sont difficiles. Parce qu'avoir une voix, ce n'est pas seulement parler : c'est pouvoir être compris, et créer ce lien qui permet de se sentir en sécurité.
Se former, c’est continuer à questionner sa pratique. Mon parcours continue d’évoluer au fil de formations régulières, et je travaille dans le cadre des recommandations de la Haute Autorité de Santé.
C’est ce qui garantit que ce que je propose à votre enfant a été évalué ailleurs que dans mon seul cabinet.
Accompagnement des personnes avec Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA) et autres Troubles du Neurodéveloppement (TND) · intervention précoce · approche ESDM / modèle de Denver · particularités du développement et du fonctionnement de l’enfant autiste.
Les grands principes de l’ABA, les comportements-défis et l’analyse fonctionnelle · stratégies éducatives et développement des compétences · évaluation VB-MAPP · ateliers autonomes · approche Montessori.
Communication Alternative et Améliorée (CAA) · outils de communication robustes · PECS · pictogrammes et supports visuels · signes issus de la LSF · sensibilisation aux Troubles Développementaux du Langage (TDL).
Particularités et profils sensoriels · accompagnement de la régulation sensorielle · réflexes archaïques · outils autour du développement corporel et psychomoteur.
Co-régulation et autorégulation · système nerveux autonome · sensibilisation à la théorie polyvagale · approche trauma-informed · accompagnement des émotions et stratégies de régulation.
Communication NonViolente (CNV) · EFT · outils psychopédagogiques.
Touch for Health® — kinésiologie.
Ma pratique ne repose pas sur une méthode unique. Ces différentes formations constituent une boîte à outils que j’adapte à chaque enfant, à son fonctionnement, à ses besoins et à son environnement.
Le cabinet en images
Ce que les enfants trouvent en arrivant. Rien de mis en scène : ce sont les outils que j’utilise vraiment, photographiés au fil des séances.
Ces avis viennent de ma fiche Google, où ils sont publics et vérifiables. Ils y sont notés 5 sur 5.
Cabinet de psychopédagogie sérieux à Béziers. L’approche est bienveillante et centrée sur les besoins de l’enfant. Le cadre est calme et rassurant, ce qui aide les enfants à se sentir rapidement en confiance. Une professionnelle attentive et investie dans son accompagnement.
Juliette Cavaille
Avis Google
Une professionnelle impliquée, qui cherche des aménagements suivants les enfants et les résultats sont plus que satisfaisant je recommande vivement.
Frédéric T.
Avis Google
Quelques lignes sur votre expérience, et une famille qui hésite depuis des mois saura enfin vers qui se tourner.
Laisser un avisBeaucoup de familles attendent des mois avant de décrocher leur téléphone, faute de savoir ce que ça coûte et si elles en ont les moyens. C’est pour ça que les tarifs sont écrits ici, en clair — et que le premier échange, lui, ne coûte rien.
Affichés, parce qu'une famille qui hésite depuis des mois a le droit de savoir avant d'appeler. Le premier échange, lui, ne coûte rien.
Séances à domicile : des frais de déplacement s'ajoutent au tarif de la séance. Les tarifs des groupes d'habiletés sociales et des ateliers de langage seront précisés à leur ouverture, en novembre.
Je ne suis pas conventionnée avec la CPAM, comme toutes les professions d'accompagnement de ce type. Cela ne veut pas dire qu'aucune aide n'existe : selon la situation de votre enfant, l'AEEH et ses compléments, ou la PCH, peuvent contribuer au financement des séances. Certaines mutuelles participent également.
Ces aides passent toutes par un dossier MDPH. C'est précisément l'une des choses sur lesquelles je vous accompagne : ce qu'il faut y écrire, comment le formuler, quelles pièces joindre.
Si vous employez une aide à domicile, je peux aussi intervenir dans le cadre du CESU, ou être employée directement par votre famille au titre de la PCH.
Je fournis devis et factures : ce sont les pièces qu'on vous demandera pour toute demande de prise en charge.
Tous les moyens de paiement sont acceptés, sauf la carte bancaire. Les tarifs vous sont communiqués avant le premier rendez-vous, sans engagement.
Décrivez-moi la situation en quelques lignes : ce qui vous inquiète, ce qui a déjà été tenté, l'âge de votre enfant. Je vous rappelle pour un premier échange.
Gratuit et sans engagement. Vous me racontez la situation, je vous explique ce que je peux faire et comment cela se passerait.
Et si ce n'est pas moi qu'il vous faut, je vous le dis et je vous oriente vers la bonne personne. Un appel de quinze minutes n'engage rien — c'est bien pour ça qu'il existe.